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Déléguer le terrain sans ouvrir la paie : le territoire d'un superviseur, les six interrupteurs qui bornent ce qu'il y fait, et la règle du « rien coché = tout couvert ».

6 min de lectureMis à jour le 24 août 20268 étapes

Un superviseur encadre des équipes sur le terrain : il planifie des horaires, approuve des feuilles de temps, suit ses chantiers. Il ne touche ni à la paie, ni aux paramètres, ni à la gestion des accès : pour ça, c'est un administrateur qu'il faut créer.

Deux notions se combinent et se confondent souvent. Le TERRITOIRE dit sur quels clients et quels projets la personne agit. Les PERMISSIONS disent ce qu'elle y fait. On règle les deux séparément, et cet article suit cet ordre.

Portée
Les clients et projets qui lui sont assignés
Par défaut
Tout ouvert, à refermer au besoin
Jamais accessible
Paie, paramètres, gestion des accès

Avant de commencer

  • Un compte administrateur avec la permission de gérer les accès.
  • L'adresse courriel de la personne : c'est par là que part son invitation.
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    Lire la liste des superviseurs

    « Superviseurs », dans la section Équipe. Sept colonnes, dont une qui résume tout le reste : « Affectations » dit combien de clients et de projets chaque personne couvre.

    Les filtres du haut trient par statut, par département et par région. Comme ailleurs dans le produit, un onglet « Corbeille » garde ce qui a été retiré, restaurable.

    La colonne encadrée est celle qui dit l'étendue réelle du rôle.
    Une ligne : la personne, son poste et son département, sa région, son territoire, sa carte CCQ s'il y a lieu, son statut.
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    Superviseur ou administrateur ?

    La page de la fiche répond elle-même, et cette phrase mérite d'être lue avant de créer qui que ce soit.

    Un superviseur voit et agit sur SON territoire. Un administrateur voit l'organisation. Donner un rôle d'administrateur à un chef d'équipe pour lui éviter une limite, c'est lui ouvrir la paie et les accès de tout le monde.

    La limite est structurelle, pas une permission qu'on pourrait cocher.

    Une personne peut être les deux

    Rien n'empêche d'avoir une fiche de superviseur et un compte d'administrateur pour la même personne. Ce sont deux rôles distincts avec deux jeux de droits : et c'est plus clair que d'étirer l'un pour couvrir l'autre.

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    Créer la fiche

    « Nouveau superviseur » ouvre un formulaire d'une seule page. L'avertissement en tête est utile : les champs de paie propres aux employés ne s'y trouvent pas, parce qu'ils ne s'appliquent pas.

    Le prénom, le nom et le courriel suffisent à créer la fiche. Le reste se complète plus tard.

    1 l'identité, qui s'affichera partout, y compris dans la piste d'audit · 2 l'invitation, envoyée dès l'enregistrement.
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    Choisir les langues

    Deux champs voisins qui ne servent pas à la même chose. La « langue de correspondance » est celle de ses avis, de ses documents et de son application mobile. Laissée en héritage, c'est celle de son compte, sinon celle de l'organisation.

    Les « langues parlées » sont déclaratives : elles disent dans quelles langues la personne est à l'aise. Elles servent à pré-remplir les formulaires des comités paritaires, et à savoir qui peut accueillir un client dans sa langue.

    1 la langue qu'on lui écrit · 2 les langues qu'elle parle.
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    Ouvrir l'accès

    Un nom d'utilisateur et un mot de passe, tous deux facultatifs. Laisser le mot de passe vide est le cas normal : la personne reçoit une invitation par courriel et choisit le sien.

    Le saisir vous-même n'a d'intérêt que pour un compte partagé ou une personne sans adresse courriel utilisable.

    Mot de passe vide = invitation par courriel.
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    Décrire la fonction

    Le poste et le département sont obligatoires : ce sont eux qui alimentent les filtres de la liste et les regroupements des rapports.

    « En poste depuis » date le début du rôle. La région, elle, sert au tri et ne restreint rien : c'est le territoire, à l'étape suivante, qui décide de la portée réelle.

    La région range; elle ne borne pas.
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    Délimiter le territoire

    Cette section n'apparaît qu'une fois la fiche enregistrée : on crée d'abord la personne, on lui donne son territoire ensuite.

    Deux listes, et une règle contre-intuitive qu'il faut connaître : aucun client coché signifie qu'il les couvre TOUS. Cocher, ici, sert à restreindre, pas à autoriser.

    Les projets se choisissent parmi les projets actifs des clients cochés. La conséquence est écrite sous le champ : retirer un client retire aussi ses projets.

    1 « Aucun client coché : il les couvre tous » · 2 les projets suivent les clients, et disparaissent avec eux.

    Une fiche vide donne accès à toute l'organisation

    Créer un superviseur sans rien cocher lui ouvre l'ensemble des clients et des projets, dans la limite de ses permissions. Ce n'est pas un oubli du produit : c'est le réglage qui convient à une petite organisation. Dès qu'il y a plusieurs équipes, cochez.

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    Régler les permissions

    Six interrupteurs, groupés en quatre familles, et tous ouverts par défaut. Le principe est écrit en tête de la section : « Tout est ouvert par défaut : fermez ce qui ne la concerne pas. »

    Ils s'appliquent DANS le territoire, jamais au-delà. « Gérer ses clients » ne donne accès qu'aux clients cochés à l'étape précédente.

    Les six interrupteurs, tels qu'ils sont livrés : tous ouverts.
    PermissionCe qu'elle ouvre
    Planifier les horairesCréer, modifier et publier les quarts de ses équipes : les quarts ouverts compris.
    Approuver les feuilles de tempsApprouver, rejeter et corriger les heures de son équipe. C'est une écriture qui fige un calcul de prépaie.
    Voir la carte terrainQui est pointé, où, en ce moment : et le rejeu de la journée écoulée.
    Gérer ses clientsAdresses, notes et documents des clients de son territoire.
    Gérer ses projetsDétails des projets et géorepérage des lieux de travail, sur ses projets seulement.
    Voir les taux et les budgetsTaux horaires, coûts et budgets de projet. C'est celle qu'on ferme le plus souvent.
    Fermer une permission ne retire pas le territoire : la personne voit toujours ses chantiers, elle n'y fait simplement plus ce geste-là.

Ce qu'il faut retenir

Un superviseur se rattache aussi depuis le client

L'onglet « Équipe » d'une fiche client liste les superviseurs reliés. C'est le même rattachement, vu de l'autre bout : pratique quand on part du chantier plutôt que de la personne.

Les notes internes ne sont pas visibles par l'intéressé

Le champ « Notes internes » de la fiche est réservé aux administrateurs. Il ne s'affiche ni dans l'application mobile de la personne, ni dans les documents qui lui sont destinés.

Retirer un superviseur ne supprime pas son historique

La fiche part à la corbeille et reste restaurable. Les horaires qu'il a créés, les feuilles qu'il a approuvées et sa trace dans la piste d'audit ne bougent pas : c'est ce qui rend l'historique défendable.

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